La psychanalyse est un travail de la parole qui engage le sujet dans ce qui, de son histoire, continue d’agir à son insu. Elle ne vise pas prioritairement l’adaptation, ni la suppression rapide d’un symptôme, mais l’élaboration de ce qui se répète, se bloque ou fait souffrance sans parvenir à se dire. En ce sens, la psychanalyse s’adresse à celles et ceux qui ressentent qu’« autre chose » est en jeu, au-delà de la difficulté apparente.
Là où certaines approches thérapeutiques cherchent à apaiser ou à contenir, la psychanalyse propose d’explorer les logiques inconscientes qui structurent le rapport à soi, aux autres et au désir. Elle ouvre un espace dans lequel le sujet peut progressivement se dégager de ce qui l’entrave, et créer davantage de liberté intérieure et de possibilités d’exister.
La psychanalyse repose sur l’hypothèse de l’inconscient, entendu comme ce qui échappe à la maîtrise consciente tout en orientant les choix, les affects et les relations. Ce qui ne peut être formulé directement se manifeste à travers des détours : symptômes, rêves, lapsus, silences, actes manqués.
Le travail psychanalytique s’appuie sur la parole libre. Dire ce qui vient, sans intention de bien faire ni de répondre à une attente, permet de laisser apparaître des associations, des fragments d’histoire, des affects parfois inattendus. Ce n’est pas le contenu seul qui importe, mais la manière dont la parole se déploie, se répète ou se heurte à des points de butée.
La psychanalyse ne propose pas d’interprétations systématiques ni de solutions prêtes à l’emploi. Elle s’inscrit dans un temps qui respecte la logique propre du sujet. C’est dans ce temps que peut se produire un déplacement : non pas l’effacement du conflit, mais une autre manière de s’y rapporter.
La psychothérapie et la psychanalyse peuvent toutes deux offrir un espace d’écoute, mais elles ne relèvent pas du même travail. La psychothérapie vise le plus souvent un soutien, un apaisement ou un accompagnement face à une difficulté identifiable. Elle s’inscrit généralement dans un cadre plus circonscrit et orienté vers un objectif.
Engage un travail en profondeur sur la structure subjective. Elle ne cherche pas à corriger un comportement ni à normaliser une souffrance, mais à interroger ce qui, dans l’inconscient, organise les répétitions et les impasses. Là où la psychothérapie aide à aller mieux, la psychanalyse vise une transformation plus radicale du rapport du sujet à son désir et à son histoire.
Ce travail ne consiste pas à « comprendre intellectuellement », mais à laisser advenir une autre position subjective. C’est souvent à partir de cette transformation que de nouvelles possibilités d’exister peuvent émerger.
S’engager dans une analyse personnelle, c’est accepter de se confronter à ce qui, en soi, résiste, se répète ou fait énigme. Les effets de la psychanalyse ne se mesurent pas uniquement par la disparition d’un symptôme, mais par une modification durable du rapport à soi et aux autres.
Au fil des séances, le sujet peut reconnaître ce qui le détermine inconsciemment, repérer ses points de fixation, mais aussi dégager des marges de manœuvre là où tout semblait figé. La psychanalyse permet ainsi de desserrer l’emprise de certaines répétitions et d’ouvrir un espace de choix plus libre.
Elle offre un lieu rare : un espace où la parole peut se dire sans jugement, sans exigence de performance, dans une écoute attentive à ce qui se dit autant qu’à ce qui ne se dit pas.
Je pratique la psychanalyse comme un travail essentiellement verbal, fondé sur un cadre stable, la régularité des séances et l’écoute du transfert. Les consultations de psychanalyse ont lieu en cabinet à Paris 4, ou en visio, lorsque la situation le nécessite.
La fréquence des séances est discutée et ajustée en fonction de la demande et de l’évolution du travail. Le cadre analytique constitue un repère essentiel, permettant au sujet de s’appuyer sur la continuité pour laisser émerger ce qui, autrement, resterait pris dans la répétition.
Mon positionnement s’inscrit dans une psychanalyse attentive à la singularité de chaque parcours, à l’histoire personnelle, culturelle et symbolique du sujet. Chaque analyse est unique ; elle ne suit ni protocole ni durée prédéfinie. La psychanalyse propose un cheminement au long cours, orienté vers une transformation subjective et une plus grande liberté d’exister.